Les êtres urbains: la traduction de la beauté dans la photographie de rue par Adrien Jean

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Adrien Jean, basé à Saigon, a vu la photographie de rue comme une passerelle vers les expériences, les aventures et la culture locale que le Vietnam lui réservait.

Je suis Adrien Jean, un photographe français autodidacte qui a développé une passion sans cesse croissante pour le métier depuis que j'ai mis les pieds au Vietnam en 2014. Les rues de Saigon, un endroit que j'appelle maintenant chez moi, sont devenues mon terrain de jeu pour l'expérimentation et l'inspiration. Explorer la ville à travers mon objectif m'a aidé à mieux comprendre la culture locale et à me connecter plus profondément avec les gens.

Saul Leiter, mon photographe préféré, disait: "Il est fort possible que mon travail représente une recherche de la beauté dans les endroits les plus prosaïques et les plus ordinaires." Cette philosophie inspire mon voyage photographique et guide mes pas lors de mes voyages au Vietnam et en Asie.

URBAN BEINGS est ma recherche personnelle de la façon dont la beauté se traduit en images minimalistes franches, décrivant les interactions des gens avec un environnement urbain en évolution rapide. Mes compositions véhiculent un sentiment de solitude. Ils offrent un espace calme pour réfléchir sur leur place dans le paysage urbain en évolution.

Pourquoi vous êtes-vous lancée dans la photographie?

Ma première et encore plus grande influence dans la photographie a été le photographe new-yorkais et pionnier de la photographie couleur Saul Leiter. La poésie inhérente à sa photographie m'inspire à ce jour. Je m'inspire également de photographes comme Henri-Cartier Bresson, Fan Ho et Garry Winogrand.

Depuis combien de temps tirez-vous?

Je tourne des films depuis deux ans avant de passer au numérique en 2016, principalement pour mes voyages à l'époque. J'ai vraiment commencé la photographie de rue quand j'ai acheté mon Fujifilm XT-20 en 2018.

Pourquoi la photographie et la prise de vue sont-elles si importantes pour vous?

C'est un moyen de se connecter aux gens mais aussi à moi-même de manière plus profonde. La photographie m'a donné l'occasion de m'exprimer et de développer ma propre vision. Cela m'a aidé à m'émanciper d'une routine qui ne me satisfaisait plus et à donner plus de sens à ma vie.

Pensez-vous que vous êtes plutôt un créateur ou un documentariste? Pourquoi?

Ça dépend. Lorsque je voyage dans d'autres pays, j'aime documenter et créer des histoires / projets photographiques sur les traditions ou les habitudes locales dont je suis témoin.

Cependant, ma véritable passion réside dans le tournage dans les rues où je laisse mon instinct prendre les devants et réagir spontanément à ce qui se passe autour de moi. Je me sens alors plus créateur. J'exprime également cette créativité ces derniers temps en photographiant de plus en plus en noir et blanc.

Qu'est-ce qui vous vient généralement à l'esprit lorsque vous créez des images? Parlez-nous de vos processus à la fois mentalement et mécaniquement?

Dans un premier temps, j'essaie de trouver une lumière et un fond qui se complètent. Ensuite, je composerai mes images en attendant que le bon personnage entre dans le cadre et termine l'histoire. Je photographie avec une approche minimaliste afin de valoriser le message que je souhaite transmettre. Récemment, j'ai utilisé une émulation noir et blanc sur mon écran pour me concentrer uniquement sur le contraste, les formes et les lignes (même si j'utilise ensuite l'image en couleurs).

Vous souhaitez nous présenter vos techniques de traitement?

Je le garde aussi simple que possible. Je pars de la simulation du film Chrome classique et je désature légèrement l'image pour m'assurer que les couleurs ne distraient pas trop les yeux du sujet.

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'entrer dans votre genre?

C'est venu naturellement après avoir expérimenté avec mon appareil photo. Je suppose que je pourrais dire que c'était l'appel de la rue après avoir été coincé trop longtemps dans un bureau. La photographie de rue est le meilleur moyen pour moi de dépeindre la synergie entre l'homme et son environnement, de documenter la façon dont nos villes évoluent avec le temps. C'est la photographie de la liberté, des instincts réagissant spontanément au moment qui se passe. C'est une façon de comprendre le monde mais aussi de mieux me connaître.

Parlez-nous un peu de l'équipement que vous utilisez et de la façon dont vous pensez qu'il vous aide à réaliser votre vision créative.

Photographier uniquement avec des objectifs à focale fixe (35 mm et 50 mm) me pousse à penser de manière plus créative et à garder une cohérence dans son travail, donnant plus d'impact au concept derrière les photos. J'aime aussi beaucoup le rendu des couleurs de Fujifilm qui transmet bien ma vision.

Qu'est-ce qui vous motive à tirer?

Je pense que c'est une question de sens et de création. J'avais des responsabilités élevées dans ce que je faisais auparavant, mais je sentais souvent que les résultats étaient assez vides et dénués de sens pour moi. Créer de l'art et responsabiliser les autres dans leur photographie (j'organise des voyages photo à Saigon) me donne un but.

Visitez son site Web et suivez-le sur Instagram pour en savoir plus sur Adrien Jean et son travail.

Cet article est apparu pour la première fois et a été fourni par nos partenaires de The Phoblographer.